Actualité-
13.04.2017
Des défauts électriques piégés en direct et en images

Depuis novembre dernier, RTE expérimente à Fréjus un système inédit. Quatre caméras, embarquées sur deux pylônes, repèrent en direct des défauts sur les équipements électriques. Il s’agit là d’une installation inédite, qui a déjà porté ses fruits.

Pourquoi, à quatre reprises entre avril et juin 2016, deux lignes situées à Fréjus  (225 000 volts) se sont-elles mises définitivement puis brièvement hors tension ? Une question d’autant plus importante que le poste de Fréjus était devenu inopérant. Certains de nos clients ont vu leur alimentation électrique coupée.
Une fois les réparations effectuées, restait une inconnue : quelle était la raison de ces défauts ?
Les visites de lignes n’ayant livré aucun indice, les équipes de RTE proposent alors d’installer des caméras de surveillance sur les deux pylônes en question, situés à 300 m du poste, en vis-à-vis et espacés d’à peine 10m.
Deux caméras ont alors été installées en haut et en bas de chaque pylône. Elles ont été réglées pour filmer le pylône voisin dans sa totalité. Pour saisir en direct les incidents électriques, les objectifs des caméras devaient cadrer précisément les têtes de câble situées en bas du pylône et les parafoudres situés en haut.

Les caméras filment 24h/24. Elles sont alimentées par des panneaux solaires installés sur les pylônes. Grâce à une liaison hertzienne qui les relie au poste de Fréjus, les images sont récupérées sur un serveur et y sont conservées plusieurs jours.

 
 

En seulement trois jours, RTE a appareillé les pylônes avec les caméras, les panneaux solaires et les armoires électriques nécessaires. Avec ces travaux basse-tension inhabituels, le champ d’intervention s’est considérablement élargi ! 15 jours plus tard, le 21 novembre, un premier film est récupéré. Les caméras fonctionnent bien ! Et elles apportent la preuve d’un réel dysfonctionnement supplémentaire de la ligne. L’équipe du poste électrique fait aussitôt le lien avec le témoignage d’un promeneur, qui avait signalé aux pompiers avoir vu une sorte de boule de feu sur le pylône. Preuve est faite qu’en cas de défaut sur ce pylône, une partie du courant s’élimine mal et occasionne une projection de  particules de matière métallique, comme lors d’une soudure. Le diagnostic est posé, RTE résoudra le problème en posant un shunt*.
Gageons que cette expérimentation vidéo fera son chemin, même s’il va falloir valider dans la durée la nature des défauts et l’efficacité de la solution palliative. Ce type de matériel pourrait bien servir bientôt à résoudre de nouvelles énigmes électriques.
 

 

* : un shunt est un dispositif qui permet au courant de passer d'un point à un autre d'un circuit électrique en utilisant très peu d’énergie.

 

 

 

 

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