Actualité-
06.07.2016
Préserver la biodiversité de la "montagne aux oiseaux"

Animés par les mêmes valeurs environnementales, le parc national des Pyrénées et RTE travaillent ensemble depuis six ans à la préservation du patrimoine naturel et culturel de ce site remarquable.

Des liens étroits confortés par la signature d’un nouveau partenariat le 1er mars dernier et officialisés le 6 juin à Luz-Saint-Sauveur en présence des acteurs locaux, comme l’explique Gilles Perron, directeur du parc.

 

Le parc des Pyrénées est-il un site remarquable ?

Gilles Perron : Quatre des cirques du massif Gavarnie Mont-Perdu sont classés au patrimoine de l’Unesco, c’est dire si notre territoire est exceptionnel ! Loin d’être un sanctuaire, le parc est un lieu vivant, façonné par des activités ancestrales tel le pastoralisme. Nous avons à cœur de préserver la diversité de sites naturels et culturels, de partager cet environnement privilégié avec nos 1,5 million de visiteurs annuels mais aussi d’accompagner le développement durable de nos vallées. Nous gérons une zone cœur soumise à une réglementation de protection spécifique, ainsi que deux réserves naturelles, une aire d’adhésion répartie sur six vallées complète le territoire du parc.

Le parc compte 70 espèces menacées, leur préservation est-il un enjeu de taille ?

GP : Le parc abrite des espèces endémiques et emblématiques comme l’isard mais aussi des espèces fragiles envers lesquelles nous avons une responsabilité forte.

« Notre partenariat est un dialogue permanent et en six ans nous avons gagné en proximité »

Nous avons de vives inquiétudes quant à la pérennité de certaines, le grand tétras (coq de bruyère) ou le lagopède (perdrix des neiges) notamment. Nous portons aussi une vigilance particulière à nos 17 couples de gypaète barbu, un rapace « en danger », très sensible au dérangement.

© J.P. Crampe

Depuis 2010, date du 1er partenariat, le parc et RTE entretiennent une relation privilégiée ?

GP : Notre partenariat est un dialogue permanent et en six ans nous avons gagné en proximité. Pour minimiser l’impact de ses interventions sur l’environnement, RTE planifie ainsi ses survols en hélicoptère en tenant compte du rythme de la nature et de nos priorités environnementales. Un engagement fort puisqu’en 2015, l’entreprise n’a pas hésité à décaler d’importants travaux sur un pylône pour permettre à un jeune gypaète de prendre son envol. Un programme actif de pose de balises avifaunes et de réduction des vestiges électriques est également mené.

IMAGE DE COUVERTURE © L. Nédélec

 

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