Actualité-
13.10.2017
Sous les champs… la ligne !

En 2013, une liaison souterraine de 63 000 Volts a été réalisée sur une distance de 26 km en région Haut-de-France. Traversant des champs de culture agro-alimentaire, le suivi agronomique réalisé sur les trois années suivant le chantier montre le très faible impact sur les denrées cultivées. Décryptage.

Enterrer une ligne sous un champ ? Oui c’est possible !
La mise en souterrain de la ligne reliant Hargicourt à Pertain sous un terrain fertile a nécessité une étude préalable des sols plus poussée qu’à l’accoutumé. RTE et la Chambre d’agriculture de la Somme ont en effet décidé de signer une convention locale. Celle-ci prévoit entre autre la mise en place d’un suivi agronomique post-chantier. Une réelle innovation !

Photo par drone de la Parcelle concernée (en vue NDVI)
(L'indice NDVI est une mesure de référence en agriculture permettant de suivre l'évolution de la végétation. La photo montre que l'impact du forage est quasiment équivalent à celui de la route utilisée par l'agriculteur.)

 

 

Le saviez-vous?
Comment se déroule une mise en souterrain ?
1. Ouverture de tranchées dans le sol ou forage dirigé
2. Pose des fourreaux dans lesquels seront glissés les câbles électriques
3. Construction des "chambres de jonction", pièces de maçonnerie qui permettent de relier deux tronçons de câble,
4. Déroulage des câbles (tourets au format XXL)

 

Un drone à la manœuvre
Pour effectuer ces analyses, un drone a procédé à différentes mesures, notamment de l’aspect visuel. L'aile volante a permis de mesurer "la réflectance" liée à la teneur en chlorophylle des plantes, ce qui donne des informations sur leur niveau de nutrition azotée. Le drone a également permis l'analyse de l'aspect global des parcelles grâce à une photographie aérienne à deux périodes de végétation (milieu du printemps, début d'été).
L’impact sur les sols et sur les cultures (densité de végétation…) ont également été étudiés.

Résultat…
C'est aujourd'hui l'heure du bilan… et il est positif ! A l'issue de ces 3 années de suivi, les chargés d’études ont constaté un faible impact global du chantier sur les parcelles concernées et une dynamique favorable de récupération du potentiel agronomique, avec cependant la persistance de quelques stigmates liés à des conditions de chantier difficiles.

 

 

0 Commentaires

Vous souhaitez laisser un commentaire ?

Les commentaires sont visibles après validation. Quant au contenu des commentaires (véracité, objectivité...), il n’engage que leur auteur. Lire la charte des commentaires.

* champs obligatoires
CAPTCHA
Cette question permet de tester si vous êtes bien un être humain, réduisant ainsi les risques de spamming.
Image CAPTCHA
Saisir les caractères affichés dans l'image.

Découvrir d'autres actualités

08.11.2017
Anticiper les événements climatiques pouvant affecter les ouvrages de RTE, voilà l’objectif d’Amélie. Ce prototype est expérimenté depuis un an, avec...
03.11.2017
Quel rapport entre RTE et Alain Baraton ? Rien à priori ! Et pourtant… Jardinier en chef du Domaine national de Trianon et du Grand parc de...
27.10.2017
Julien Chazot, dispatcher au sein de RTE et parapentiste aguerri, a également une autre mission : sensibiliser les lycéens aux mesures de prudence à...

Abonnez-vous à la newsletter du Mag :