Actualité-
25.08.2017
Un brin de "french touch" dans la Silicon Valley

Camille Pache a émigré pour trois ans en Californie pour travailler sur un projet de batteries virtuelles au sein de la prestigieuse université de Stanford. Une mission orientée Recherche & Développement qui lui donne l’opportunité de jouer l’ambassadrice de RTE et du modèle électrique français.

A 26 ans, on a la vie devant soi. Et pour Camille Pache, la vie est d’abord faite pour explorer, découvrir, se frotter à la différence et aux fossés culturels. Il y a quatre ans, son diplôme de Supélec en poche, elle avait déjà décidé de rallier l’Angleterre pour suivre un master en génie de l’environnement à l’Imperial College de Londres. Une expérience certes enrichissante, mais pas assez dépaysante à son goût. Comme Julien Clerc avant elle, Camille rêvait d’ailleurs, et surtout de Californie. Alors quand l’opportunité de travailler à Stanford pour le compte de RTE s’est présentée, elle a empoigné son baluchon, pris son conjoint sous le bras, et s’est embarquée pour l’Amérique.

 

La mutualisation des moyens de stockage

Elle est à San Francisco depuis un peu plus de six mois. Sa mission ? Défricher le terrain et vérifier que les conditions sont réunies pour mener à bien le projet qu’elle est chargée de suivre. « Il s’agit de constituer une équipe de recherche pour plancher sur la mutualisation des moyens de stockage. Autrement dit un système de batteries virtuelles, basé sur le même principe que le cloud informatique, qui permettrait à des consommateurs d’électricité de disposer de capacités de stockage qui ne seraient pas physiquement localisées chez eux. Au lieu d’avoir une batterie par maison utilisée ponctuellement, on mutualise et on optimise de façon intelligente les moyens de stockage. L’idée peut paraître un peu farfelue, mais ici, plus les projets paraissent fous, plus ils suscitent de l’enthousiasme ! »

Un programme centré sur les nouvelles flexibilités

Cette collaboration, pour laquelle RTE est en train de finaliser un partenariat avec l’Université de Stanford, fait partie d’un programme de recherche plus large sur l’intégration massive des énergies renouvelables et sur les nouvelles solutions de flexibilité offertes par les technologies numériques. Une initiative baptisée, avec le sens de la formule dont savent faire preuve les Américains, « Bits & Watts ». « Le principe de la mutualisation des moyens de stockage est particulièrement challengeant aux Etats-Unis où la tendance est à la décentralisation. En Californie, le modèle actuel dominant, c’est l’autonomie électrique avec panneaux solaires sur le toit et batteries d’appoint pour ne pas dépendre du réseau. »

Le goût des grands espaces

En dehors de son labo, Camille profite à plein du cadre de vie exceptionnel qu’elle a découvert en arrivant ici. « San Francisco est une ville à taille humaine, très agréable à vivre. Et pour moi qui aime la marche et les grands espaces, les opportunités de s’aérer l’esprit ne manquent pas. Quand on va dans les grands parcs nationaux comme Yosemite ou Séquoia, on comprend vraiment ce qu’est la nature sauvage ! » Son expatriation lui permet aussi de porter un autre regard sur la France, en comparant les modèles de société. « C’est là qu’on se rend compte de la chance qu’on a de bénéficier de la Sécu, de l’éducation gratuite, ou encore de l’électricité au même prix pour tous… Mais la chose qui me manque le plus, c’est la gastronomie et les fromages au lait cru ! »

 

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