Dossier à la une
février 2017
Surveiller, réparer, entretenir : la maintenance en action
Entretien des équipements, conduite des systèmes de télésurveillance, contrôle et veille toujours plus performants, sécurisation, prévention, gestion des situations d’urgence… Les 4 000 hommes et femmes, collaborateurs de RTE, se relayent 24 h/24 et 7 j/7 pour assurer la maintenance du plus grand réseau de transport d’électricité d’Europe. Rencontre avec ces experts de la maintenance.

1Des métiers et des hommes au service de la performance du réseau

Des métiers et des hommes au service de la performance du réseau

Gestion d’infrastructures physiques, de l’informatique industrielle, des espaces naturels sous les lignes, des relations avec les tiers : 

 

 

 

 

les activités de la maintenance de RTE recouvrent des métiers très variés. Rencontre avec Patrick Bortoli, Directeur de la Maintenance chez RTE.

 

Quels sont les rôles assignés à la maintenance de RTE ?

Nos équipes sont chargées de surveiller, d’entretenir et de dépanner l’ensemble des actifs industriels du réseau électrique et numérique de RTE. C’est-à-dire un peu plus de 100 000 km de lignes aériennes, 5 000 km de lignes souterraines, près de 3 000 postes électriques, mais aussi tous les équipements qui composent notre réseau de télécommunication : automates de protections destinées à la sécurité des personnes et des biens, mais aussi 22 000 km de fibres optiques. Ces missions sont déjà une tâche considérable !

 

 

Nous avons aussi un rôle plus méconnu, mais tout aussi important portant pour la sécurité des tiers et les engagements environnementaux de RTE. La maintenance est l’interlocuteur de proximité d’un grand nombre de publics : propriétaires des terrains situés sous l’emprise de nos lignes, riverains, collectivités, acteurs du BTP, du monde agricole, de la pêche et de l’environnement. Par exemple, pour conduire des actions conjointes de prévention au risque électrique ou de préservation de la biodiversité sous nos lignes.

Comment la maintenance de RTE s’organise-t-elle pour garantir la performance du réseau électrique ? 

Le premier enjeu de la maintenance c’est la rapidité d’intervention. En cas d’incident dans les postes les plus sensibles pour le réseau, nous sommes tenus d’intervenir dans les 40 minutes. Pour des avaries sur les réseaux importants, RTE s’est doté de task forces régionales : les groupes d’intervention prioritaires. Nous sommes présents sur l’ensemble du territoire au plus près de nos infrastructures et de nos interlocuteurs, avec 170 équipes opérationnelles et des personnels d’astreinte mobilisables 7 j/7 : les personnels de nos 75 groupements de poste assurent la surveillance des matériels 24 h/24 et traitent les informations remontées par notre réseau de télécommunications. L’autre facteur clé c’est bien sûr, au regard de la grande diversité de nos actifs, notre capacité à réunir au sein de ces équipes des métiers hautement qualifiés et des compétences extrêmement variées. 

 

 

 

Notre deuxième enjeu est de connaître parfaitement l’environnement de notre patrimoine. Par exemple, une modification de la nature des terrains sous nos lignes, la présence de travaux ou d’une activité professionnelle. C’est une condition indispensable pour assurer la sécurité de nos missions mais aussi des riverains et des personnes en activité à proximité des lignes. Ce rôle de « vigie » (cadastre, urbanisation, plan d’aménagement du territoire…) c’est celui de nos 30 groupes de maintenance répartis sur tout le territoire et leurs techniciens experts en environnement et relations tiers. Ils facilitent également les interventions de nos équipes opérationnelles car ils ont aussi pour mission d’expliquer aux parties prenantes nos rôles et activités et favoriser l’acceptation de nos ouvrages.

 

Nous savons être réactifs, mais l’anticipation et la flexibilité d’intervention sont aussi des éléments clés de notre performance. Dans un double contexte de fortes évolutions technologiques et de transition énergétique (accueil les EnR), nos opérations de maintenance s’appuient sur une programmation pluriannuelle allant des opérations les plus légères (surveillance visuelle, essais fonctionnels...) aux plus complexes (remplacement de pièces d’usure ou reconditionnement complet des matériels voire maintenance à distance dans un contexte d’accélération de la numérisation des postes électriques).

Aujourd’hui, RTE est au cœur de la transition énergétique, de l’industrie 4.0 : comment vos métiers de maintenance évoluent-ils ?

Notre grand défi est de combiner les compétences nécessaires à la gestion d’infrastructures d’ancienne et de nouvelle génération – les composants du réseau de RTE ont généralement une durée de vie de 10 à 50 ans. Avec la transition énergétique, nous devons aussi intégrer de nouvelles contraintes qui appellent toujours plus de flexibilité et de rapidité dans nos interventions. Pourquoi ? Parce que la nature intermittente de la production d’énergie renouvelable nécessitera des travaux beaucoup plus opportunistes, en lien par exemple avec les prévisions météorologiques, pour ne pas pénaliser la production d’énergie. Il sera de plus en plus compliqué de programmer à l’avance. Il nous faudra devenir encore plus agile.

 

Nous devons intégrer dans nos opérations de nouvelles techniques et technologies digitales. Demain, la maintenance devra être prête à entretenir les réseaux off-shore ou les postes nouvelle génération 100 % numérique.

Des métiers liés à l’environnement apparaissent notamment pour la gestion de la végétation. Cette question tient une place grandissante à toutes les étapes de nos activités : programmation, déroulement de l’intervention ou reporting. Connaître la présence d’essences rares ou les périodes de nidification, par exemple, est un des paramètres que toutes les équipes doivent intégrer sur le terrain, comme en back-office.

 

2Les technologies révolutionnent la maintenance !

Les technologies révolutionnent la maintenance ! 

Les techniques de pointe s’invitent déjà au quotidien dans les missions de maintenance : drones, télécommunication, capteurs, échométrie... Elles permettent de gagner en agilité et en efficacité au service de la qualité d’alimentation en électricité.  Demain, avec la connectivité, les capacités nouvelles d’analyse de données et l’intelligence artificielle, la maintenance sera prédictive et toujours plus télé-monitorée. Zoom sur les projets et les innovations qui préparent la maintenance de demain. 

 

 

 

 

Contrôle-commande : vers une plus grande réactivité

L’expérimentation en cours du poste électrique 100 % numérique est une première étape vers le déploiement généralisé de contrôles-commandes tout numérique à partir de 2020. Équivalent d’un tableau électrique truffé d’automates, le contrôle-commande assure les fonctions d’observabilité, de protégeabilité et de télécommandabilité du réseau électrique. Il joue un rôle essentiel dans sa protection et celui des tiers. Notamment en envoyant des ordres d’ouverture aux disjoncteurs en cas de détection d’un défaut.

 

Lorsqu’un matériel est mis hors service, les techniciens de la maintenance n’ont actuellement pas d’autre alternative que de se rendre sur place pour procéder à l’analyse de l’incident avant de le remettre sous tension. Demain, grâce au numérique couplé à la transmission des données en très haut débit, ces opérations pourront être effectuées à distance dans des centres de téléadministration, ce qui réduira le délai de remise en service des équipements.

Drone : des inspections rapides, précises et moins émissives en CO₂

Aujourd’hui, l’inspection de l’état des lignes électriques aériennes sur de longues de distances se fait essentiellement par hélicoptère. Demain, quand la réglementation du survol de l’espace aérien l’autorisera, cette opération qui est généralement réalisée une fois par an pourra être effectuée par des drones télépilotés qui embarqueront du matériel. Notamment des capteurs thermiques pour contrôler les zones d’échauffement des équipements et des appareils photo ou laser pour réaliser des prises de vues aériennes haute définition. Les données ainsi récupérées seront ensuite analysées pour identifier les besoins en maintenance. L’usage généralisé de drones permettra ainsi de réaliser le même travail avec une empreinte carbone nettement inférieure et à des coûts moindres. Sans compter qu’en se substituant aux interventions humaines dans des zones difficiles d’accès ou potentiellement dangereuses, le drone va permettre d’inspecter nos ouvrages à distance grâce à l’imagerie numérique haute définition.

 

 

Depuis 2011, la maintenance de RTE expérimente déjà les drones pour inspecter les pylônes, les postes électriques et contrôler l’entretien de la végétation sous ses lignes.

Mobiposte, des outils de mobilité au service de la productivité des techniciens et de la maîtrise du patrimoine 

Depuis un an, les 75 groupements  de techniciens qui inspectent les postes électriques sont équipés de terminaux distants qui leur permettent de renseigner immédiatement toutes leurs observations (anomalies, photos, notes, référence des équipements concernés).

 

 

Ces informations sont automatiquement mises à jour dans la base de données du patrimoine de RTE pour un meilleur partage d’information en temps réel.

 

Plus de sécurité pour les travaux sous tension (TST) 

D’ici 2018, toutes les équipes Poste qui réalisent des travaux sous tension seront équipées d’une plate-forme élévatrice de nouvelle génération. Parmi ces nombreuses innovations, elle permet aux techniciens d’intervenir sur les ouvrages sous tension même par temps de brouillard ou de pluie fine alors qu’auparavant ces conditions météorologiques auraient nécessité de stopper net le chantier. Ce nouvel engin illustre la collaboration de la R&D de RTE avec l’industrie pour développer des techniques qui facilitent les opérations de maintenance.

Des capteurs pour élargir les champs d’intervention par télémaintenance

De plus en plus, les postes et les lignes électriques de RTE sont équipés de nombreux capteurs de mesure (température, vibration, intensité du courant, etc.). Ils transmettent des informations nécessaires au pilotage en temps réel de la performance du matériel à distance. Bientôt, ces nouveaux outils seront couplés à des technologies d’analyse des données qui joueront un rôle majeur pour aider la maintenance à relever un défi crucial : localiser automatiquement les pannes sur le réseau. On mesure aisément le gain en termes de rapidité d’intervention sur des lignes électriques parfois longues de plus de 100 km. Mais ce n’est pas tout. 

 

 

Ces technologies permettront également d’établir des prédiagnostics à distance. Ce rôle, ce sera celui des équipes des 7 unités de CASTER (Centre Administration et Supervision Télémaintenance Régional) du territoire français qui supervisent aujourd’hui l’ensemble des données transmises par les capteurs. À l’avenir, les échanges entre experts et équipes de maintenance sur le terrain vont se multiplier.

 

3Une expertise unique : les travaux sous tension (TST)

Les TST : une spécialité française née il y a plus de 50 ans

En 1957, les travaux de maintenance sont à l’origine de la moitié des interruptions de service du réseau électrique. Face à l’ampleur de l’enjeu, des pays comme les États-Unis, l’ex-URSS ou la Suède développent des techniques de travaux sous tension. À l’initiative d’EDF, la France se lance dans l’aventure et crée une cellule dédiée en 1962 : la SERECT.

Elle ne tarde pas à devancer ses homologues grâce à une approche fondée sur l’analyse préalable du risque qui offre une grande souplesse d’intervention aux opérateurs.

 

Ni court-circuit ni électrisation

L’électricité possède ses propres lois qu’il faut maîtriser avant de s’y aventurer. Afin d’éviter tout risque de court-circuit et d’électrisation, les TST s’appuient sur deux fondements : la maîtrise de l’isolation et la maîtrise de l’énergie. Il convient d’abord de respecter des distances minimales entre l’opérateur et les pièces conductrices de la zone de travail.

Cette « isolation » repose sur des règles d’intervention très strictes et sur des outils et protections adaptés. Il faut aussi prendre en compte le facteur humain – par exemple le geste involontaire – en adoptant des marges de sécurité suffisantes.

 

300 spécialistes des TST sous haute et très haute tension

300 opérateurs lignes et postes électriques de la maintenance de RTE sont spécifiquement formés aux TST. Chaque année, ils réalisent environ 1 500 chantiers partout en France qui mobilisent 5 à 7 opérateurs placés sous la responsabilité d’un chargé de travaux.

Leur formation comprend un volet théorique et une partie pratique enseignée directement sur le réseau ou sur des plates-formes pédagogiques, notamment au centre de Jonage près de Lyon.

 

Avant chaque intervention, l’importance cruciale de la préparation

Intervenir sur des lignes ou des postes sous tension (63 000 à 400 000 volts) ne s’improvise pas. L’analyse préalable du risque et, sur cette base, l’application de règles de sécurité parfaitement maîtrisées reste le B.A.-BA des équipes avant tout chantier. Il s’agit d’abord d’évaluer les risques d’électrisation et de court-circuit pour garantir la sécurité des techniciens.

Puis choisir la meilleure manière de procéder. Le jour J, le chargé de travaux décrit point par point le scénario d’intervention : chaque geste, chaque déplacement et point de vérification y sont clairement consignés.

 

Deux méthodes pour intervenir sur les ouvrages haute et très haute tension

Selon les contraintes du chantier, deux méthodes peuvent être utilisées :

- le travail à distance : depuis le sol (pour les postes) ou un pylône (pour les lignes), le technicien utilise des outils fixés sur des perches ou des cordes isolantes,

- une intervention dite « au potentiel » : installé dans un support isolant : plate-forme élévatrice, échelle à palan, siège TST. Le technicien est positionné au plus près de l’équipement sur lequel il intervient.

 

Des protections spécifiques pour les opérateurs

Quelle que soit la méthode d’approche utilisée, le travail sous tension exige des outils et accessoires spécialement conçus. La protection de l’opérateur contre le champ électrique est assurée par un vêtement conducteur agissant comme une cage de Faraday autour du technicien.

La « cage » devant être fermée, l’habit conducteur comprend également des chaussures, des gants et une cagoule à visière.

 

64 opérateurs du ciel

La maintenance de RTE dispose aussi de 64 opérateurs formés aux travaux sous tension héliportés pour intervenir depuis une nacelle sur des lignes situées en zones montagneuses ou difficilement accessibles.

Chacun de ces chantiers – 30 à 50 par an – nécessite au préalable une semaine de reconnaissance des lieux d’intervention et une semaine de préparation.

 

1
2
3
4
5
6
7

4Des installations pédagogiques grandeur nature pour une formation de pointe

Des installations pédagogiques grandeur nature pour une formation de pointe

 

Unique en France, le centre de formation de Jonage accueille les équipes de maintenance et d’ingénierie qui interviennent sur le réseau électrique haute et très haute tension. Sur 4 ha, il reproduit les conditions réelles grâce à des équipements pédagogiques d’envergure illustrant la diversité des installations et des appareillages rencontrés sur le terrain, lignes et postes électriques. Environnement, prévention sécurité, travaux sous tension, mise à niveau technologique... une rigueur du geste enseignée de la formation initiale au maintien en compétences pour expert. Visite...

 

 

 

 

 

 

 

5L’expertise française de la maintenance s’exporte jusqu’en Turquie

L’expertise française de la maintenance s’exporte jusqu’en Turquie

Depuis 2012, RTE accompagne le gestionnaire du réseau de transport électrique turc TEIAŞ afin de doter ses équipes de maintenance des compétences et techniques nécessaires aux travaux sous tension (TST). Retour sur les grandes étapes de cette transmission d’expertise.

 

 

 

 

 

Retour sur les grandes étapes de cette transmission d’expertise.

2012 : début de la coopération de TEIAS et RTE

L’objectif ? Transmettre au gestionnaire turc l’ensemble des compétences des travaux sous tension (TST) développé par RTE, afin de permettre aux équipes d’intervenir à terme en toute autonomie.

Le programme ? La formation des équipes bien sûr ; mais aussi l’aide au développement de l’organisation nécessaire à la pratique de cette technique de pointe : règles et méthodes de travail sous tension, la création d’un comité des TST chargé de les agréer ainsi que d’une entité d’expertise capable, entre autres, de tester le matériel et les outils.

 

 

2013-2014 : les fondamentaux se mettent en place

La priorité est de transposer la méthodologie française afin d’établir une feuille de route spécifique à TEIAŞ. Un ensemble de réglementations et d’organisations sont ainsi mises en place, à commencer par la modification de la loi turque pour autoriser les travaux sous tension, puis la création d’un ensemble de principes RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises), une méthode de préparation des chantiers et du système de sécurité, et enfin la rédaction des règles de Conditions d’Exécution de Travail (CET) afin d’assurer la sécurité des interventions sous tension sur le réseau électrique.

 

 

En parallèle, les experts français commencent à former deux premières équipes turques et dotent TEIAŞ d’outils TST qualifiés par la SERECT, le centre français d’étude et d’expérimentation des TST intégré à RTE

 
 

Août 2014 : la première équipe turque entre en scène

Le 8 août, la première équipe Poste turque réalise sa première opération de maintenance sous tension à distance sur un poste de transformation de 154 000 volts à Ankara. Le 11 août c’est au tour de la nouvelle équipe Ligne TST d’intervenir sur une ligne de 400 000 volts. Le tout sous la supervision de formateurs Poste et Ligne de RTE.

Les résultats sont concluants : TEIAŞ vient de rejoindre le club restreint des GRT dotés d’une équipe de maintenance des travaux sous tension !

 

2015 : transfert des compétences d’entretien du matériel et des outils

Si les travaux sous tension nécessitent une qualification pointue des hommes, les outils utilisés doivent, quant à eux, être rigoureusement entretenus et contrôlés. Les équipes de TEIAŞ doivent maintenant être formées au contrôle et à la réparation des outils TST. C’est au CNER (Centre National d’Expertise Réseau) d’apporter son appui pour l’installation d’un laboratoire d’essais périodiques des outils pour les travaux sous haute et très haute tension.

 

6 équipes Ligne et 6 équipes Poste pour 2020

2016, les fondements sont établis, la Direction de TEIAŞ a inscrit le développement des travaux sous tension dans son plan stratégique 2016-2020. La collaboration franco-turque se poursuivra donc pour former chaque année une équipe Ligne et une équipe Poste.

Objectif pour 2020 ? Que le pool maintenance de TEIAŞ soit parfaitement autonome pour couvrir l’ensemble du réseau électrique turc haute et très haute tension.

 

0 Commentaires

Vous souhaitez laisser un commentaire ?

Les commentaires sont visibles après validation. Quant au contenu des commentaires (véracité, objectivité...), il n’engage que leur auteur. Lire la charte des commentaires.

* champs obligatoires

Découvrir d'autres dossiers

dossier
Les équipes Recherche & Développement de RTE explorent continuellement des champs d’investigations variés pour réussir la mutation du système électrique en France et en Europe. Nous innovons, nous repensons l’existant pour en tirer le meilleur parti et inventer de nouvelles approches. Découvrez nos enjeux de R&D et des illustrations de nos projets qui préfigurent le réseau de transport d’électricité de demain.
dossier
30 ans après la mise en service de la liaison électrique de 70 km entre Sangatte (Hauts-de-France) et Folkestone (Kent), l’histoire continue avec le projet IFA2. Cette nouvelle liaison transmanche permettra d’augmenter la capacité d’échange électrique entre les 2 pays. Retour sur cette coopération historique entre RTE et National Grid Interconnectors Limited (NGIL).

Abonnez-vous à la newsletter du Mag :