Actualité-
09.09.2019
24h avec Léo… technicien de maintenance automatismes & systèmes industriels

Chaque jour, le réseau vit grâce à la formidable énergie des hommes et des femmes qui le composent. 8 500 visages à découvrir. Le temps de quelques lignes, on vous embarque dans le quotidien de l’un d’entre eux. Présentation.

07h30 – J’arrive au bureau

Je suis technicien au sein de l’équipe maintenance automatismes et systèmes industriels de Bouc-Bel-Air, une commune située entre Aix-en-Provence et Marseille. Mon métier consiste notamment à installer et à assurer la maintenance des équipements qui permettent la surveillance et la protection du réseau électrique. Ma journée commence autour d’un café avec les collègues. La taquinerie est de mise au sein du service. Mais cela reste toujours bon enfant et favorise la cohésion au sein de l’équipe.

08h00 – Défaut intempestif sur un transformateur

Un défaut nous est remonté depuis plusieurs jours : le disjoncteur d’un transformateur s’ouvre sans raison apparente. Il va falloir se rendre sur place pour déterminer quel dispositif de sécurité est responsable du dysfonctionnement. C’est une véritable enquête qui commence. Cela tombe bien, la recherche de panne me passionne. Après un point rapide sur mes mails et mon planning, je finalise ma préparation de travail. Un de mes objectifs : identifier les risques avant d’intervenir.

09h00 – En route pour le poste 225 kV de Lavera

Tristan et Jérémie m’accompagnent. Pendant le trajet, nous écoutons une compilation de groupes de rock locaux que m’a prêté mon collègue Pascal. Comme d’habitude, sa sélection est plutôt originale, mais avec Jérémie nous apprécions la découverte ! Tristan est en stage dans l’entreprise. Cette intervention sera pour lui l’occasion de se familiariser à la lecture de schémas et au diagnostic de pannes.

10h00 – Début de l’investigation et installation du piège

J’ai câblé et testé un dispositif permettant de repérer l’équipement en défaut. Il ne me reste plus qu’à le brancher sur les différents appareils de surveillance ainsi que sur un enregistreur. Je veille à tout expliquer étape par étape à Tristan. Cela m’oblige à prendre du recul sur mon travail. Je trouve ce temps de transmission enrichissant, d’autant que je suis moi-même issu de l’alternance.

12h00 – Pause déjeuner avec les collègues

Fayçal et Hugo du groupement de poste nous rejoignent pour déjeuner. Dans l’équipe, nous sommes bons vivants et nous avons veillé à bien choisir notre restaurant. C’est Damien, véritable guide Michelin de l’équipe, qui nous a conseillés. Nous évoquons l’intervention du matin et nos collègues n’hésitent pas à donner leur avis. Jérémie évoque ensuite son camp scout du week-end et son énième problème de voiture. De mon côté, je leur parle d’un de mes passe-temps favoris, la guitare. J’en ai plusieurs à la maison, électriques et acoustiques. Je viens de me lancer dans une reprise de Stevie Wonder.

13h30 – Lancement des essais

De retour au poste, nous vérifions une dernière fois les câblages du « piège » et lançons les premiers essais. Grâce à différentes mesures, nous réussissons à écarter certains matériels, mais nous n’avons pas encore trouvé « le coupable ». Avant notre départ, j’informe le chargé d’exploitation du groupement de poste de la fin des opérations. Il va pouvoir demander la reprise de la charge sur le transformateur.

16h00 – Retour au bureau

Je crée un fichier de suivi dans lequel je trace les opérations de la journée. J’y explique notamment comment déterminer l’équipement défectueux en fonction des valeurs obtenues lors de notre intervention. Je partage ensuite ces informations à l’ensemble de l’équipe. Bien sûr, comme il s’agit d’un défaut intempestif, il va nous falloir attendre qu’il se reproduise avant d’agir et cela peut prendre un certain temps.

17h00 – Direction la salle de squash

Je quitte le travail et rejoins mon frère Jules ainsi que mon collègue Charlie pour une partie de squash. C’est un sport ludique, mais aussi très physique : en moins de 45 minutes je suis exténué. Cela me permet de rentrer sereinement à la maison après m’être vidé la tête. Je suis fier de mon parcours, car après un bac pro en production horticole et un passage dans la restauration, j’ai su me réorienter avec succès dans ce métier de technicien. Cela fait déjà trois ans que je travaille chez RTE et ma curiosité reste intacte !

 

0 Commentaires

Vous souhaitez laisser un commentaire ?

Les commentaires sont visibles après validation.
Quant au contenu des commentaires (véracité, objectivité...), il n’engage que leur auteur.

Gestion des cookies