Actualité-
29.11.2017
Comment concilier Infrastructures et Paysage ?

Comment faire dialoguer au mieux lignes et postes électriques avec le paysage ? Deux étudiants de l’Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles ont planché sur la question près d’un an. Autour du poste d’Enval, situé au pied du Puy de Dôme.

Le poste d’Enval c’est une douzaine de lignes 225kV et 63kV. Des pylônes et des câbles traversant la chaine des Puys et la faille de Limagne.

Lorsque le département du Puy de Dôme sollicite l’inscription des volcans d’Auvergne au patrimoine mondial de l’Unesco, RTE saisit l’opportunité. Et s’adresse à la chaire «Paysage et Energie» de l’ENSP de Versailles.  Jérémy Pray et Laurian Gascon, étudiants missionnés sur le projet, rencontrent acteurs locaux et riverains pour cerner les perceptions associées à ces ouvrages.

«Dès le départ nous avons souhaité élargir le questionnement et ne pas se contenter de traiter le poste d’Enval. Nous avons cherché à analyser et comprendre comment les lignes électriques influencent la perception des paysages des volcans», raconte Laurian Gascon.

« Autrefois ces lignes signifiaient la modernité, l’arrivée du confort. Aujourd’hui, on les perçoit comme des gênes, dépréciant le territoire »

Si la solution de l’enfouissement reste souhaitable dans les secteurs où la densité des ouvrages est forte, elle n’est pas, en raison de son coût, réaliste à court ou moyen terme. Dès lors, faire dialoguer autrement le paysage et les infrastructures dessine les pistes capables de changer les perceptions.

Des solutions « simples »

L’objectif : trouver une meilleure harmonie visuelle. Il peut s’agir de dégager des vues pour ouvrir des perspectives, créer des belvédères, développer des usages autour des infrastructures.

Et concrètement? L’entretien de la végétation sous les lignes crée, par exemple, des tranchées très visibles dans un paysage boisé. En élaguant de manière moins rectiligne, en élargissant ponctuellement les secteurs déboisés, la ligne se fait plus discrète et son insertion semble plus naturelle. La suppression des masses de résineux sombres qui bordent le poste d’Enval au profit d’essences bocagères locales permettrait de recréer une cohésion paysagère. Autre proposition : déplacer la clôture métallique qui ceinture le poste pour dégager un espace et y planter une haie bocagère.

«Améliorer l’intégration paysagère du réseau est l’opportunité pour RTE d’ouvrir un dialogue avec le territoire, ses acteurs et ses habitants»

L’étude a été réalisée par Jérémy Pray et Laurian Gascon, étudiants en 4ème année et encadrée par Claude Chazelle, architecte paysagiste DPLG.

 

2 Commentaires

Tout commentaire peut sembler péremptoire ,le dossier est difficile ,voire impossible à résoudre . Une modeste proposition :faire passer les lignes en dessous des crêtes ,elles seront déjà moins perçues comme des objets industriels indiscrets .Ce que sont les éoliennes qui dénaturent les sites en occupant systématiquement les sommets
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La question de la conciliation entre le paysage et les infrastructures électriques en est une qui se pose également ici, au Québec. J'aimerais savoir s'il est possible de mettre la main sur l'étude réalisée par Pray - Gascon? Merci.
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