Le Code de l’énergie impose aux gestionnaires de réseaux électriques un contrôle technique régulier de leurs ouvrages. Cette mission est assurée par le CTO, organisme indépendant « hébergé » par RTE.

Des missions définies par les pouvoirs publics

Tenue mécanique, mises à la terre, distances au sol, distance par rapport à la végétation, bruit, signalétique, conformité des clôtures et entrées de postes… Tels sont quelques-uns des contrôles effectués au quotidien sur les liaisons aériennes ou les postes de RTE par l’équipe du CTO (Contrôle Technique des Ouvrages).

L’enjeu ? Vérifier que la sécurité des tiers est garantie à proximité des ouvrages électriques.

Une obligation instaurée par un décret du 1er décembre 2011 (n°2011-1697), dont les modalités ont été précisées dans un arrêté du 14 janvier 2013.

Selon les dispositions de ce texte, le contrôle technique des ouvrages doit être assuré par un organisme indépendant et certifié en qualité – ce qui est le cas du CTO, certifié ISO 9001 et accrédité EN ISO/CEI 17020.

Des contrôles sur les ouvrages neufs et anciens

Lors de la publication du décret, RTE a opté pour la possibilité d’intégrer en son sein cet organisme, tout en garantissant son indépendance.

Le CTO, placé sous la responsabilité de Louis Graine, est composé d’une quinzaine d’experts répartis sur trois bases.

Lors de sa création, l’équipe s’est d’abord concentrée sur les ouvrages les plus anciens (construits avant 1953). 

Depuis 2017 (et jusqu’en 2022), elle a entamé la tournée de ceux ayant plus de 40 ans d’âge. Elle se consacrera ensuite aux plus récents.

En parallèle, le CTO contrôle également une partie des liaisons et des postes lors de leur mise en service (environ 5 %).

Au total, en 2018, plus de 7 000 km de liaisons aériennes et une trentaine de postes HTB ont ainsi été auscultés. Sans compter les contrôles assurés pour le compte d’autres gestionnaires d’infrastructures électriques (SEI Réunion, SEI Corse, EDF…).

Un champ de prestations qui s’élargit

En février dernier, le CTO s’est vu confier une nouvelle mission : la vérification de 5 % des liaisons souterraines mises en service dans l’Hexagone. Une tâche qui devrait représenter 4 à 5 contrôles par an.

Dans un autre domaine, il a également piloté, de 2013 à 2018, une campagne de mesures des champs magnétiques (CM) des liaisons aériennes et souterraines de Rte (63 au 400 kV) .

Une obligation réglementaire qui s’inscrit dans la mise en œuvre des plans de contrôle et de surveillance des CM, et dont les résultats ont été publiés sur le site de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail).

Enfin, le CTO assure une mission d’évaluation de la conformité réglementaire des ouvrages HTB soumis à la loi sur l’eau. Une prestation qui consiste à vérifier, lors de la construction de postes à proximité de points d’eau (mer, fleuves, nappes phréatiques…), que les exigences réglementaires ont bien été mises en œuvre (bassins de rétention des eaux de pluie, fosses pour recueil des fuites d’huile, installations sanitaires…).

 

 

 

 

 

 

 

0 Commentaires

Vous souhaitez laisser un commentaire ?

Les commentaires sont visibles après validation. Quant au contenu des commentaires (véracité, objectivité...), il n’engage que leur auteur. Lire la charte des commentaires.

* champs obligatoires
CAPTCHA
Cette question permet de tester si vous êtes bien un être humain, réduisant ainsi les risques de spamming.
Image CAPTCHA
Saisir les caractères affichés dans l'image.

Découvrir d'autres actualités

06.05.2019
La transition énergétique induit de nouvelles contraintes concernant le réglage de la tension sur le réseau de RTE. Les explications de Vincent...
19.04.2019
Chaque jour, le réseau vit grâce à la formidable énergie des hommes et des femmes qui le composent. 8 500 visages à découvrir. Le temps de quelques...