Actualité-
13.12.2017
Une belle leçon de vie !

En octobre dernier Matthieu Lazare, membre de l’association Electriciens sans Frontières et salarié RTE, s’est envolé vers Saint-Martin pour aider à remettre d’aplomb les installations électriques après le passage de l’ouragan Irma. Retour sur cette expérience hors du commun.

Matthieu, 24 ans, est déterminé. "Je réfléchis, mais quand je sais, je me lance à fond". Matthieu est technicien contremaitre de groupement de poste RTE à Cornier depuis 2014. Et l’envie de s’engager dans le monde associatif lui trotte dans la tête. Heureuse coïncidence, il lit un article parlant d’Electriciens sans Frontières diffusé… sur l’intranet de RTE. C’est le déclic!
Nous sommes en février 2017. Les premiers mois, l’astreinte le tient éloigné des réunions, et puis, fin septembre, tout s’enchaine. Matthieu est contacté le 29 septembre pour une mission à Saint-Martin : son avion décolle le 7 octobre. "Ça m’a fait bizarre, je ne pensais pas que moi, jeune et juste arrivé, j’allais partir aussi vite", se remémore-t-il. Jusqu’au départ, c’est l’impatience qui prédomine.

Terres dévastées
Sur place, dur constat de dévastation implacable. "Sur les pistes de l’aéroport on voyait des avions retournés, beaucoup de débris", se souvient-il.

Les membres de l’association déjà sur place le récupèrent. Direction le collège qui sert de camp de base. Sur le trajet, tas de gravats au bord des routes, arbres arrachés… « Quand je suis arrivé la végétation commençait à peine à repousser… ", relate Matthieu.
Dès le lendemain, levé à 6h, il se met au travail. Ils sont cinq membres de l’association en tout sur place. Leurs missions?  La mise en place de groupes électrogènes chez des particuliers, la sécurisation électrique des installations photovoltaïques. "De temps en temps on aidait aussi les gens à déplacer des meubles, à évacuer les déchets". Matthieu échange beaucoup avec les habitants. Avec son équipe ils font le lien avec les autres associations présentes sur place.

Il fait très chaud et humide. Le soir, la lumière s’éteint rapidement sur le camp, après quelques mots échangés sur les évènements de la journée.

 

 

 

 

 

Et demain dans l’association, quelles actions à côté des missions d’urgence ?
L’association permet plusieurs types de missions, au-delà de l’urgence ou post-urgence, par nature imprévisible. Elle monte des projets d’installation de systèmes photovoltaïques avec pompes pour alimenter en eau certaines zones désertes, ou pour alimenter des écoles en électricité. Des projets qui prennent forme en moyenne sur deux ans.
 

" Je peux me positionner sur des projets en cours, explique Matthieu, ou en préparation, gérés par l’antenne locale. Je demande comment je pourrais participer. En aidant sur place à l’élaboration des projets ou aux études, en amont".  C’est un autre contexte, où il faut assurer le suivi, former les populations sur place pour l’entretien des installations. Et pas forcément besoin d’être électricien : "Pour tout ce qui est en amont, gestion de budget, contacts, on a besoin de tous types de profils".

 

 

 

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