Dossier à la une
octobre 2018
2008-2018 : La Fondation RTE passe le cap des 10 ans
8,7 millions d’euros accordés à 422 projets dans 87 départements : 3 chiffres qui démontrent à eux seuls l’ampleur du travail effectué par la Fondation RTE en une décennie. A l’occasion de cet anniversaire – qui sera fêté le 18 octobre !- RTE & Vous le Mag fait le point sur son action à travers les territoires… et les années !

1« Notre mission ? Contribuer au développement économique, social et solidaire des campagnes françaises »

par Frédérique Rimbaud, déléguée générale de la Fondation

"Dès sa création, en janvier 2008, la Fondation dédie son action aux territoires ruraux, où 90% des ouvrages de son entreprise fondatrice sont implantés. Pour ce faire, elle fait le choix de ne pas s’inscrire  dans une démarche thématique mais d’accompagner des initiatives où créativité et innovation se conjuguent pour valoriser des ressources locales, au bénéfice d’un premier public fragile comme de l’ensemble de la population, en fédérant de nombreux partenaires.  En résumé, de cofinancer des projets de territoire.

A l’écoute des évolutions du monde rural comme de la société, en 2013, la Fondation inscrit l’économie sociale et solidaire au cœur de son action. Car elle est convaincue que c’est en alliant efficacité économique et utilité sociale que seront apportées des réponses durables aux enjeux des territoires ruraux durement éprouvés par la crise et la raréfaction des financements.

Aujourd’hui, avec l’aide de toute une communauté de salariés de RTE bénévoles et en s’appuyant sur un réseau de partenaires aux compétences complémentaires, la Fondation s’efforce d’apporter plus qu’un soutien financier : un accompagnement dans la durée à des structures qui agissent au bénéfice des territoires ruraux mais aussi de la société tout entière".

2Une journée pour 10 ans !

Pour fêter ses 10 ans, et afin de rassembler toutes les personnes impliquées à ses côtés depuis 2008 : les porteurs de projets qu’elle a soutenus, ses partenaires, mais également les salariés de RTE engagés dans son action, la Fondation RTE organise une journée consacrée à mettre en lumière la dynamique économique, sociale et solidaire des campagnes, le 18 octobre prochain, au Domaine des Ormes (Dol-de-Bretagne – 35).

Vous ne faites pas partie de la communauté de la Fondation RTE et vous souhaitez participer à cette journée ? Faites-en la demande à 10ansfondationrte@rte-france.com. Votre sollicitation sera traitée en fonction des places restantes.

 

3Objectif campagnes !

87 : C’est le nombre de départements où la Fondation RTE est présente ! Autrement dit partout.

Ayant fait le choix de dédier son action au développement économique, social et solidaire des territoires ruraux, la Fondation RTE soutient des projets de territoire implantés dans ces zones ou qui ont pour objectif prioritaire d’impacter ces zones. C’est un critère majeur d’éligibilité des projets à son soutien.

Comment la Fondation RTE détermine-t-elle la ruralité des projets qu’elle soutient ? Elle s’appuie sur la typologie des campagnes établie par l’observatoire des territoires du CGET. Cette typologie est disponible en ligne

Pour aller plus loin

 

4Du parrainage au mécénat de compétences

Parrain de l’association Le Savoir & Le Fer, Gwilherm Poullennec aimerait mobiliser l’expertise de RTE pour contribuer à la sauvegarde du patrimoine minier normand. Explications.

Vous êtes chef d’équipe à la direction Recherche & Développement de RTE. Qu’est-ce qui vous a amené à vous intéresser à ce projet ?

Gwilherm Poullennec : Parallèlement à mon activité professionnelle, je suis salarié-parrain de l’association Le Savoir & Le Fer, dont l’ambition est de sauvegarder et de valoriser le patrimoine minier de l’Orne. Il y a quelques années, cette association avait obtenu un soutien de la Fondation RTE pour restaurer les fours de calcination utilisés pour purifier le minerai de fer extrait des mines de la région

Crédit photos : "APN STUDIO"

Elle l’a de nouveau sollicité il y a un an pour un nouveau projet : faire perdurer le dernier chevalement de Normandie – il s’agit d’une imposante structure métallique placée au-dessus de la mine pour remonter les wagonnets chargés de minerai. Mais la Fondation a décliné ce nouveau projet ne s’inscrivant pas totalement dans les critères d’éligibilité à son soutien.

En quoi cela consiste-t-il ?

G. P. : Plutôt que d’apporter un financement, il s’agit de mobiliser, sur leur temps de travail, des salariés d’une entreprise – en l’occurrence RTE – dont le savoir-faire pourrait être utile à l’association. L’idée m’est venue en constatant que ce chevalement, d’un point de vue structurel, est assez semblable à nos pylônes métalliques. Pourquoi, dès lors, ne pas faire intervenir nos experts afin d’évaluer la vétusté de l’ouvrage et proposer des solutions pour en assurer la sauvegarde ? Ce mode de soutien est prévu par la loi. Nous avons soumis la proposition à la Fondation, qui en a accueilli le principe avec enthousiasme.

Où en êtes-vous aujourd’hui ?

G. P. : J’ai pris contact avec le responsable Affaires publiques de la région Ile-de-France Normandie, ainsi qu’avec notre équipe de lignards basée à Caen. Je me suis également rapproché du département Liaisons du Centre National Expertise Réseau (CNER), à Paris, qui regroupe nos spécialistes de ces questions. Tout le monde est partant. En parallèle, l’association a contacté les élus locaux afin d’organiser une rencontre sur place et finaliser une convention pour encadrer ce partenariat. J’ai bon espoir de pouvoir concrétiser cette opération d’ici à la fin de l’année.

Quelle est la position de la Fondation sur ce sujet ?

G. P. : Elle y porte un grand intérêt, car c’est une nouvelle voie prometteuse pour accompagner les porteurs de projet. Et même pour l’entreprise, c’est un partenariat gagnant-gagnant. Pour les lignards, qui pourront mettre en œuvre leurs techniques d’observation lors d’une visite montée ou par drone tout en contribuant à la sauvegarde du patrimoine local, renforçant ainsi concrètement le lien de RTE avec le territoire du bocage ornais. Et pour les experts du CNER, qui y voient un moyen d’étendre leurs connaissances techniques, et peut-être par la suite, dans une seconde étape, étalonner les modèles qu’ils ont mis au point pour évaluer le vieillissement et le tenue mécanique de nos propre pylônes.

 

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